Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 11:47

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Michel Veyronnet est Entraîneur du SPO de Rouen (Basket-Ball). Il nous parle de son métier de Manager et de Coach :

 

 

 

 

Il existe trois éléments primordiaux dans mon activité
-    Avoir un projet qui s’appuie sur des compétences et une stratégie managériale endogène (qui s’applique au vécu intérieur des joueurs) et exogène (qui considère leurs relations avec le monde extérieur)
-    Observer et écouter pour manager
-    Aligner l'organisation avec la vision.

Le métier d’Entraîneur est une profession
-    Qui attire les enjeux de pouvoir et la couverture médiatique
-    Qui fait peur : une gestion humaine difficile due à la cohabitation des égos, une forte pression de l’environnement :direction du club, élus locaux et une précarité de l'emploi (une saison de 9 mois pour réussir)

Quelles sont les bases du succès ?
-    Cohérence : Recréer sans cesse la réussite (bien travailler ensemble)
-    Reconstruire l'esprit d'équipe (être bien ensemble)

Quelle dynamique de groupe utiliser ?
-    1ère étape : formation
mise en place du groupe,  constitution d'une identité et définition des objectifs rationnels et affectifs
-    2ème étape : tempête
 rébellion, conflits internes pour le leadership et la hiérarchisation, chacun cherchant à trouver sa place dans l'organisation
-    3ème étape : normalisation
mise en place et acceptation des règles de fonctionnement
-    4ème étape performance
atteinte des objectifs

Quelles sont les conditions du succès ?
-    Savoir gagner et vouloir gagner
-    Quand l'équipe va bien exigence sur quantité et qualité
-    Quand l'équipe va mal, communiquer pour résoudre les problèmes relationnels avant de pouvoir s'entraîner dur

Quelle sont les besoins d'une équipe de sport collectif ?
-    Besoin d'appartenir et se sentir bien dans le groupe.
-    Besoin d' affirmer sa singularité et sa compétence
-    Besoin d’avoir du plaisir dans l'action

L’équipe commence à devenir productive quand la satisfaction des joueurs est plus importante que leur frustration.

Comment se comporte un manager qui gagne ?
1.    Il développe son leadership
Il s’appuie sur son charisme et sur la force d’un modèle. W. Churchill nous dit : « Je n'ai rien d'autre a vous offrir que des larmes du sang du labeur et de la sueur ». Il possède la capacité à s'entourer des meilleurs. Il a une forte confiance en lui
2.    Il est passionné
Etre passionné, avoir un fort potentiel d’engagement et avoir de la chance sont des clés de succès
3.    Il est bon sous la pression
Il a des résultats. Un joueur se bat tous les jours pour sa place un entraineur pour ne pas la perdre. Il est conscient de l'environnement et de la valeur du temps. Un proverbe asiatique dit : « Ce n'est pas en tirant sur la queue d'un têtard qu'il deviendra une grenouille ! »
4.    Il est rigoureux
Il définit des règles de comportement, des guides moratoires précis et intransgressibles. Il sanctionner les hors-jeux. Ce n'est pas la personne qu’il juge mais son comportement qu'il sanctionne
5.    Il n’a pas peur des conflits avec les joueurs qui ne respectent pas les règles du jeu. Il dédramatise le conflit.
6.    Il lève les non-dits : « Moins c'est dit et plus ça devient important ! »

3 conditions pour en sortir et 3 pièges a éviter
-    Ne jamais humilier les joueurs
-    Chercher une négociation gagnant gagnant (pas d’orgueil)
-    Faire preuve d’autorité et non d’autoritarisme

Un bon manager va de réussite en réussite : « Celui qui renonce a être meilleur a cessé d'être bon ».

Pour recruter les meilleurs, il choisit  ceux qui s’impliquent, c’est-à-dire qui y croient et on à y gagner.

Par Metasens - Publié dans : Management
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 16:07

 

Toute évolution personnelle s’appuie sur une réflexion philosophique, c'est-à-dire un questionnement sur l’homme, son évolution et son avenir. Une philosophie est également une interrogation sur le bien et le mal, les sentiments, la spiritualité, le sens de notre vie. Selon Irvin Yalom ou Victor Frankl, il existe 4 enjeux existentiels. Nous prendrons la liberté d’en oser un cinquième, néanmoins fortement relié au quatrième.

 

La finitude

Très tôt, nous nous heurtons à la réalité de la finitude, c'est-à-dire celle de la mort.

Il y a de nombreux exemples de la façon dont la finitude se manifeste dans notre vie professionnelle : arrêt d’un projet, licenciement, rachat d’une société, changement de dirigeant, changement d’orientation stratégique…

En face de cette finitude, nous mettons en place diverses stratégies :

  1. Dépression face à la contrainte : raisonnement de type « à quoi bon »….
  2. Déni de la contrainte par la banalisation. Combien de suicides sur le lieu de travail faut-il dans une entreprise pour qu’une prise de conscience s’opère ?
  3. Regard sur la finitude comme un formidable appel à la vie. Ronsard nous dit : « Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie ». Nos actes deviennent une réponse partielle : réussir un projet, atteindre une taille critique d’entreprise, devenir leader sur un marché,…

Donc, face à cette réalité incontournable, de multiples façons de nous positionner par rapport au champ des possibles.


La solitude :

Les pressions de la finitude et de la solitude sont très voisines. 3 sortes de solitude :

  1. Solitude interpersonnelle : être coupé des autres, ne jamais pouvoir communiquer complètement avec les autres. La vie moderne accroît le sentiment de solitude.
  2. Solitude intrapersonnelle : « Je vis avec un étranger qui est moi-même, j’ai le sentiment d’être coupé de moi-même ».
  3. Solitude existentielle : « Y aurait-il un lien entre l’univers et nous ? ». Il existe un accroissement de cette forme de solitude après un deuil ou un traumatisme.

Le sens

Là encore les 2 polarités coexistent : « la quête de sens » avec l’énergie qu’elle dégage, et l’ « absurde » avec son coté nihiliste.

La quête de sens recouvre 2 recherches différentes : « Quel est le sens de la vie ? » et « Quel sens a ma vie ? ». L’effritement familial et la crise des valeurs actuelles rendent difficile la quête de sens.

Les stratégies que nous mettons en œuvre peuvent être :

  1. La fuite dans l’activisme pour éviter la moindre question.
  2. La conformité à un rite sectaire sans comprendre le sens de ce qu’on fait. C’est être dans les « il faut que » et « je dois ». Cela peut permettre de se déresponsabiliser en confiant à une autorité supérieure le choix de ce que l’on fait.
  3. La création (professionnelle, artistique, sociale, familiale,….)

La liberté

 Nous sommes libres dès lors que nous avons la possibilité de choix. La névrose est l’absence de possibilité de regard sur le choix. La liberté est en même tant une opportunité, mais en même temps une possible anxiété.

Le processus se déroule en 3 étapes :

  1. Nous avons un désir ou un besoin.
  2. Nous avons la liberté de dire oui ou non.
  3. Nous choisissons de la mettre en œuvre ou non.

En face de cela, plusieurs stratégies possibles :

  1. Eteindre le désir pour ne plus être confronté au choix.
  2. Nous en remettre à d’autres en nous déresponsabilisant.
  3. Eviter de mettre en œuvre nos désirs pour éviter le risque de l’échec, d’où incongruence et dépression.

L’imperfection

Il existe un lien très fort entre imperfection et liberté. Chacun est responsable de ses actes car il est libre : il souffre donc du décalage entre le désir et la réalisation. Selon son histoire et le moment, il peut ressentir une contrainte existentielle qui le bloque et l’empêche d’avancer, ou une pression à la perfection qui le stimule et lui donne le goût d’avancer.

Les stratégies que nous mettons en place sont :

  1. Complexe de supériorité, sentiment d’être différent et incompris.
  2. Départ dans le rêve où tout est possible pour éviter l’échec.
  3. Recherche d’un bouc émissaire, c’est la stratégie la plus fréquente qui évite d’affronter nos difficultés
Par Metasens - Publié dans : Développement personnel
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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 12:30

cles.jpg L'estime de soi repose sur trois « ingrédients » : la confiance en soi, l'image de soi, l'amour de soi. Pour l'acquisition d'une estime de soi harmonieuse, un bon dosage de chacune de ces trois composantes est indispensable.


L'amour de soi

C'est l'élément le plus important. S'estimer implique de s'évaluer; or s'aimer ne souffre aucune condition, c'est-à-dire qu'on s'aime malgré ses défauts, ses limites, ses échecs, simplement parce que chacun d'entre nous est digne d'amour et de respect. Cet amour de soi inconditionnel ne dépend pas de nos performances. Il implique que nous puissions résister à l'adversité et nous reconstruire après un échec. Il n'empêche ni la souffrance ni le doute en cas de difficultés, mais il protège du désespoir.

  

L'amour de soi dépend surtout de "amour que notre famille nous a prodigué quand nous étions enfant et des nourritures affectives. Les carences d'estime de soi qui prennent leur origine à ce niveau sont sans doute les plus difficiles à rattraper. S'aimer soi-même est bien le socle de l'estime de soi, son constituant le plus profond et intime. Néanmoins, il n'est jamais facile de discerner chez une personne, au-delà de son masque social, le degré exact de l'amour qu'elle se porte.

   

L'image de soi

Le regard que l'on porte sur soi, cette évaluation, fondée ou non, que l'on fait de ses qualités et de ses défauts, est le deuxième pilier de l'estime de soi. Il ne s'agit pas seulement de connaissance de soi; l'important n'est pas la réalité des choses mais la conviction que l'on a d'être porteur de qualités ou de défauts, de potentialités ou de limitations.

 

La vision de soi positive est une force intérieure qui nous permet d'attendre notre heure malgré "adversité. Une vision de soi limitée nous fera perdre du temps avant de trouver notre voie.

 

Ce regard que nous portons sur nous-même, nous le devons à notre environnement familial et notamment aux projets que nos parents ont formés pour nous. Ces projets sont légitimes à la condition que la pression sur l'enfant ne soit pas trop forte et tienne compte de ses désirs et capacités. Une vision de soi limitée poussera la personne à la dépendance vis-à-vis d'autrui: on peut établir des relations satisfaisantes avec les autres mais on se limite au rôle de suiveur, on ne passe que sur des voies déjà explorées par d'autres, on a du mal à concevoir et à mener à bien des projets personnels.

 

La confiance en soi

C'est la troisième composante de l'estime de soi, avec laquelle, du reste, on la confond souvent. La confiance en soi s'applique surtout à nos actes. Être confiant, c'est penser que l'on est capable d'agir de manière appropriée dans les situations importantes. La confiance en soi peut par conséquent sembler moins importante que l'amour de soi ou l'estime de soi dont elle serait une conséquence. C'est en partie vrai, mais ce rôle nous semble fondamental dans la mesure où l'estime de soi a besoin d'un acte pour se maintenir ou se développer: des petits succès au quotidien sont nécessaires à notre équilibre psychologique, tout comme la nourriture et l'oxygène le sont à notre équilibre corporel.

  

La confiance en soi vient surtout du mode d'éducation qui nous a été prodigué, en famille et à l'école (les échecs sont-ils présentés à un enfant comme une conséquence possible mais non catastrophique de ses actes ? Est-il récompensé pour avoir essayé autant que pour avoir réussi ? Comment lui apprend-on à tirer les leçons de ses difficultés, au lieu d'en conclure qu'il vaudra mieux ne pas agir ?).

 

La confiance en soi se transmet par l'exemple comme par le discours. Ne pas redouter avec excès "inconnu ou "adversité témoigne d'un bon niveau de confiance en soi. Une confiance en soi insuffisante ne représente pas un handicap insurmontable. Cependant, les personnes qui en souffrent sont souvent victimes d'inhibition.

 

L'équilibre de l'estime de soi

Ces trois composantes de l'estime de soi entretiennent souvent des liens d'interdépendance: l'amour de soi (se respecter quoi qu'il advienne, écouter ses besoins et ses aspirations) facilite obligatoirement une vision positive de soi (croire en ses capacités, se projeter dans l'avenir) qui, à son tour influence positivement la confiance en soi (agir sans crainte excessive de l'échec et du jugement d'autrui).

 

Une estime de soi ou des estimes de soi? Certains chercheurs pensent que l'estime de soi est en fait l'addition de plusieurs estimes de soi. On peut par exemple avoir une bonne estime de soi dans le domaine professionnel et une moins bonne dans le domaine sentimental. Le sentiment de valeur personnelle peut alors varier considérablement selon les circonstances et les interlocuteurs.

 

Chez la plupart des personnes, un succès ou un échec dans un domaine donné aura des conséquences dans les autres. Pour d'autres chercheurs, compartimenter J'estime de soi est impossible: difficile d'en avoir une bonne dans un domaine sans que cela ne bénéficie aux domaines voisins. Une estime de soi déficiente peut nous rendre trop sévère avec nous-même, malgré nos réussites, et par là même s'avérer un obstacle important au bonheur.

 

En fait, ce n'est pas tant la connaissance de soi qui fait la différence que les convictions sur soi: plus l'estime de soi sera élevée, plus on a le sentiment de bien se connaître et plus ce sentiment est contagieux... Plus on doute de soi et plus on a du mal à se prendre en main, c'est-à-dire que plus l'estime de soi est basse et plus on a tendance à manquer de discernement et d'esprit critique.

 

Plus on s'estime, mieux on agit: on prend des décisions et l'on s'y tient. Et plus on se comporte ainsi régulièrement, plus on s'estime...

 

Les personnes à basse estime de soi ont du mal à prendre des décisions : ils hésitent, ils peuvent même se livrer à de la procrastination, remettant volontiers au lendemain ce qu’ils pourraient faire le jour même. Ces personnes rencontrent ce même genre de difficultés quand confrontées à une alternative, il leur faut faire un choix. L’explication principale de cette difficulté à choisir vient de ce que ces personnes pensent qu’il existe à priori une bonne et une mauvaise solution dans le dilemme qu’ils ont à affronter. Or, c’est souvent la manière dont nous allons nous engager qui fera a posteriori que le choix sera bon ou mauvais. Comme elle éprouve des difficultés à se décider, la personne à basse estime de soi préfère le plus souvent se laisser influencer par son entourage. Mais pour atteindre ses objectifs, personnels, il vaut mieux avoir une bonne estime de soi. En effet la persévérance n’est pas la caractéristiques des personnes à basse estime de soi, qui ont une nette propension à renoncer dès qu’elles rencontrent des difficultés ou qu’elles entendent un avis contraire au leur.

 

Le niveau d’investissement personnel dans une décision compte beaucoup. Les personnes à haute estime de soi seront certes les plus persévérants dans les choix qui sont vraiment les leurs, mais le seront moins dans les domaines où ils se sont peu investis.

 

Développement de l'estime de soi

Des modifications interviennent toute notre vie. Bien sûr, si vous avez une haute estime de vous-même, il y a peu de risques que vous passiez dans la catégorie des personnes à basse estime de soi; mais l'inverse est aussi possible.

 

Il existe une corrélation entre l'augmentation de l'estime de soi et une amélioration des relations interpersonnelles et du statut professionnel. Mais il est difficile de trouver la cause exacte d'un changement de ce genre. Évidemment, certaines occasions de la vie sont de nouveaux départs pour l'estime de soi. Une rencontre sentimentale avec un partenaire qui vous donne confiance en vous par son amour, ses conseils; une rencontre amicale, l'insertion dans un groupe, l'accès à une profession, l'accession à un statut social. Tout cela peut aider à la construction ou parachever la consolidation d'une estime de soi jusqu'alors un peu hésitante.

 

Si des changements sont possibles, faut-il pour autant faire quelque chose de particulier pour qu'ils se produisent? Agir ou ne pas agir: l'estime de soi est un phénomène qui s'auto entretient. Une personne à haute estime de soi agit davantage, récoltant donc plus de succès, ce qui le valorise d'autant plus. En cas d'échec, son estime de soi l'empêche de s'effondrer et ne le dissuade pas de tenter à nouveau sa chance. En revanche, une personne à basse estime de soi hésite longtemps avant de se lancer dans l'action. Les succès qu'il récolte sont donc peu nombreux. Comme il doute de les avoir vraiment mérités et qu'il se demande s'il est capable de les reproduire, ils augmentent peu son estime de soi. En cas d'échec, touché de plein fouet dans le regard qu'il porte sur lui-même, il est dissuadé de persévérer ou de tenter à nouveau sa chance.

 

La tendance naturelle de l'estime de soi est de rester à son niveau de départ, en dépit de petites oscillations liées à la vie quotidienne. Cependant, elle peut se modifier considérablement lors d'événements majeurs ou en cas de décision personnelle de changer.

 

Les 9 clés de l’estime de soi

Nous vous proposons de faire porter vos efforts sur neuf clés de l'estime de soi dont chacune a son importance, mais il est possible que toutes ne vous concernent pas. Toutefois, soyez attentif à l'équilibre entre toutes. Nous vous conseillons de ne choisir qu'un objectif et de vous y attaquer vigoureusement. Changer une seule des pièces du problème provoquera des réactions en chaîne et vous apprendra une manière d'agir que vous reproduirez ensuite. Les neuf clés de l'estime de soi sont:

- le rapport à soi-même: se connaître, s'accepter, être honnête avec soi- même,

- le rapport à l'action: agir, faire taire la critique intérieure, accepter l'échec,

- le rapport aux autres: s'affirmer, être empathique, s'appuyer sur le soutien social.

Par Metasens - Publié dans : Développement personnel
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 12:27

  

transmission-entreprise1)   Affronter la peur de la cession

Pour transmettre son entreprise, il est nécessaire que le dirigeant ait vraiment envie de la céder, ce qui est loin d'être toujours le cas. Il n'est pas rare en effet de voir des négociations bien avancées entre un repreneur et un cédant s'interrompre juste parce que ce dernier n'est pas mentalement prêt à vendre. La préparation psychologique est donc essentielle.

Il faut dire que pour beaucoup de dirigeants, céder est vécu comme une véritable perte. Pour certains, l'entreprise, c'est l'accomplissement de leur vie. Ils sont reconnus socialement pour cela et parfois uniquement pour cela. C'est d'autant plus vrai pour l'autodidacte qui a commencé tout seul et qui a bâti une belle PME. Quand il perd l'entreprise, il n'a parfois plus rien. Dans cette optique, transmettre, c'est d'abord affronter la peur de la perte.

 

2)   Se projeter

Se projeter après la cession et bâtir un nouveau projet de vie est essentiel pour le cédant. Retraite, implication dans le monde associatif ou para-professionnel (fédération, tribunal de commerce,...), nouvelle affaire, quitte à n'y consacrer que quelques jours par semaine (accompagnement d'un créateur, lancement d'un cabinet de conseil, …). A chacun de mener sa propre réflexion et de trouver sa voie. Cela demande évidemment du temps. Les spécialistes de la transmission recommandent généralement entre trois et cinq ans entre les premières réflexions autour de la cession et l'acte de vente.

 

3)   Rendre sa société attractive

1.   Eviter la dépendance
Il faut que l'entreprise soit structurée et en premier lieu s'interroger sur son niveau de dépendance par rapport au cédant. Si l'implication de ce dernier est exagérée, ce n'est jamais très bon. Mieux vaut s'entourer de compétences. Pour cela, savoir déléguer est la clé du succès. Si le cédant souhaite tirer un bon prix, il est préférable qu'il se penche sur le niveau de dépendance économique de sa société. Une entreprise dont le chiffre d'affaires émane en trop grande partie d'un seul client retiendra moins l'attention des repreneurs qui y percevront à juste titre une trop grande exposition aux risques. Surtout, si ce business est généré par des relations personnelles de l'ancien dirigeant.

2.   Continuer à investir
Le prix de l'entreprise est fonction de sa capacité future à dégager des bénéfices. Certains cédants peuvent avoir tendance dans les années précédant la vente à limiter les investissements. Soit par lassitude, soit pour gonfler le résultat. Il ne faut pas interrompre ses projets d'investissements, ce qui peut être un handicap à moyen terme pour l'entreprise. D'un autre côté, il ne faut pas non plus s'endetter outre mesure. Ce qui est sain, c'est de présenter une période avec des résultats réguliers et limiter les à-coups

3. Simplifier l'entreprise et responsabiliser les employés 

Un ensemble trop complexe ou sur lequel le cédant posséderait un faible niveau de délégation n'est guère séduisant. Pour gagner en lisibilité, il convient de simplifier l'entreprise en essayant de mettre de l'ordre dans son management en responsabilisant les employés et en créant une vision partagée au sein de l’entreprise. Des salariés impliqués dans l'entreprise, cela peut être un bon point pour le vendeur.

 

En résumé, les bonnes questions :

 

Pour le cédant :
1.    Quelle évolution personnelle est-ce que je souhaite après mon départ ?
2.    L’entreprise peut-elle fonctionner sans moi momentanément ?
3.    De quelle part de mon savoir-faire et de mon savoir-être l’entreprise est-elle dépendante lors de la succession ?

 

Pour le repreneur :
1.    Vais-je pouvoir faire fonctionner l’entreprise en l’absence du cédant ?
2.    Mon objectif en relation avec ma vision future de l’entreprise est-il atteignable ? Quelles sont les différentes phases de déploiement ?
3.    Quel est le degré d’autonomie de mes équipes ?
4.    Vais pouvoir manager des équipes qui ont pris d’autres habitudes ?
5.    Le cédant va-t-il pouvoir lâcher prise et partir vraiment ?
6.    Est-ce que les salariés se reconnaissent dans cette stratégie, cette vision, ces produits ?
7.    Est-ce que la vision existe et jusqu’où est-elle intégrée ou propagée ?
 

Par Metasens - Publié dans : Management
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 15:38

herisson.png La stratégie d’entreprise est présentée aujourd’hui comme un art particulièrement délicat. La complexité de l’environnement, une concurrence exacerbée et des innovations technologiques permanentes justifieraient le recours à des modèles compliqués ou aux dernières techniques à la mode.

 

Paradoxalement, la stratégie suivie par les entreprises étudiées découle toujours d’un concept d’une simplicité désarmante. Leur succès réside dans leur capacité à en exploiter à fond toutes les potentialités. Il suffit d’observer Apple et son fameux iPhone. Une fois ce principe admis, tout le reste n'a été que de la mise en œuvre".

 

Jim Collins nomme ce concept stratégique fondamental : le « Concept du Hérisson », en référence à une ancienne fable grecque qui oppose le renard au hérisson. Le rusé renard n’est jamais à court d’idées nouvelles pour attaquer sa proie. Le hérisson, au contraire, n’a qu’une idée : se mettre en boule quand il est attaqué. Et à ce jeu, le hérisson gagne toujours ! Les entreprises les plus performantes ont un comportement analogue : face à un monde très complexe, elles ramènent toutes les décisions à un concept très simple. Ce qui leur permet de suivre un cap et d’en exploiter toutes les potentialités. Encore faut-il que le concept hérisson" de l’entreprise soit parfaitement choisi. Il doit en effet satisfaire trois conditions :

 

1) Refléter ce que l’entreprise peut faire mieux que n’importe qui d’autre. L'équipe dirigeante doit pour cela analyser les compétences clés, la position concurrentielle et le potentiel de développement de l’entreprise. Elle doit en particulier veiller à bien faire la différence entre les domaines où l'entreprise peut obtenir des performances acceptables et ceux sur lesquels elle peut réellement être la meilleure. Ainsi, Wells Fargo a pris conscience au début des années 1980 qu’elle n’avait ni la taille ni les compétences pour devenir une des meilleures banques à l’échelle mondiale. Mais elle pouvait devenir la banque commerciale la plus rentable dans l’Ouest américain. Elle a donc revendu donc toutes ses activités internationales pour focaliser ses ressources sur cet unique objectif. Elle a obtenu des résultats remarquables

 

2) Refléter ce qui génère la rentabilité de l'entreprise. Le "concept-hérisson" doit être choisi de façon à clairement montrer ce qui va permettre de gagner de l’argent. Il doit guider les efforts de chacun pour augmenter la rentabilité. La plupart des entreprises étudiées suivent d’ailleurs leurs progrès par un unique indicateur, choisi pour sa capacité à refléter le concept stratégique de base.

 

3) Refléter les aspirations profondes des collaborateurs. Le concept stratégique doit être porteur d’un projet qui passionne tous les salariés. Cet enthousiasme ne se décrète pas : le dirigeant doit identifier ce qui peut passionner les employés de l’entreprise et leur proposer un projet en conséquence, et non les prier de partager une « passion » issue de sa seule vision. L’envie des collaborateurs de Gillette de transformer de simples rasoirs en outils de haute technologie, est pour beaucoup dans la réussite incontestable de la stratégie déployée par cette société.

Par Metasens - Publié dans : Stratégie
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